Retour sur la Nuit Blanche 2026 : la matière en partage

Joaillerie et cuir sous les projecteurs à Montréal

Le 28 février dernier, le Centre des métiers du cuir de Montréal (CMCM) s’est joint à l’École de joaillerie de Montréal pour une soirée immersive à l’occasion de la Nuit Blanche.

Le temps d’une soirée, les ateliers se sont ouverts au public, révélant les gestes, les outils et les savoir-faire qui donnent vie à la matière. Les étudiant·e·s des deux écoles-ateliers ont offert des démonstrations en direct, partageant avec générosité les coulisses de leur pratique. Une occasion rare de voir la création en train de se faire, au rythme des mains et de l’attention portée au détail.

Corps en éclat : quand la matière devient langage

Au cœur de cette soirée, l’exposition Corps en éclat proposait une rencontre entre cuir et joaillerie. Réunissant neuf artistes du bijou d’art et des métiers du cuir, elle explore une idée forte : faire du corps un territoire de célébration, d’affirmation et d’exubérance.

Bijoux et bottes de spectacle (issues notamment d’une formation de perfectionnement tenue au CMCM) composent un ensemble de pièces audacieuses, sculpturales et expressives. Chaque création affirme la présence de la matière et transforme la parure en véritable mise en scène.

Artistes

Tamarre Bredy, Gabriel Gérard, Aiko Kume, Vivi Lamarre, Christine Larochelle, Étienne Levi, Kathy Ouellette, Magali Thibault-Gobeil, Gianhi Tran.

Venez découvrir, observer, échanger… et peut-être amorcer votre propre relation avec la matière.

Infos pratiques

📍 École de joaillerie de Montréal (416, boul. De Maisonneuve Ouest, 9e étage)
📅 Jusqu’au 22 avril
🎟️ Entrée libre 

Le CMCM vous invite à la Nuit Blanche 2026 : La matière en lumière

Joaillerie et cuir sous les projecteurs à Montréal

À l’occasion de la Nuit Blanche à Montréal 2026, l’École de joaillerie de Montréal et le Centre des métiers du cuir de Montréal (CMCM) s’unissent à nouveau  pour proposer une soirée immersive au cœur des métiers d’art.

Sous le thème La matière en lumière, cette collaboration met à l’honneur la rencontre entre joaillerie et maroquinerie, deux disciplines complémentaires où le métal et le cuir se transforment sous les yeux du public.

Cette édition met particulièrement en lumière l’exposition Corps en éclat, une présentation de bijoux et de bottes de spectacle drag. Ces pièces audacieuses, sculpturales et spectaculaires témoignent d’un savoir-faire technique exceptionnel et d’une vision résolument contemporaine des métiers d’art.

L’exposition se poursuivra d’ailleurs jusqu’au 22 avril.

 

Une expérience immersive au cœur des ateliers

Les visiteur·euse·s visiteront les  ateliers de l’École de joaillerie afin d’assister aux différentes étapes de fabrication d’un jonc : du formage à l’assemblage, en passant par la soudure et le polissage. Des démonstrations de coulage de lingots et d’art lapidaire viendront enrichir l’expérience.

Côté maroquinerie, le CMCM proposera des démonstrations techniques propres au travail du cuir : découpe et encollage, couture main à deux aiguilles, finition des bords, et bichonnage.

Soutenez la relève en métiers d’art

Durant la soirée, des créations étudiantes seront proposées à la vente dans le cadre d’une levée de fonds destinée à soutenir leurs projets pédagogiques.

Une nuit pour célébrer le talent d’ici

La Nuit Blanche 2026 est une occasion unique de découvrir les coulisses de la création, d’échanger avec des artisan·e·s passionné·e·s et d’explorer deux savoir-faire d’exception. Une soirée immersive où la matière, le geste et l’imagination se rencontrent pour célébrer la créativité montréalaise.

Infos pratiques

📍 École de joaillerie de Montréal (416, boul. De Maisonneuve Ouest, 9e étage)
📅 28 février 2026
⏰ 20 h à minuit
🎟️ Entrée libre 

Relancer la filière de cuir au Québec : matière, transmission et avenir

Le récent dossier de La Presse consacré à la relance du cuir au Québec met en lumière une réalité aussi frappante qu’inspirante : la matière première est déjà là, mais elle est largement sous-valorisée. Chaque année, des centaines de milliers de peaux issues des abattoirs québécois sont enfouies, détruites ou exportées, alors même que le cuir utilisé ici est presque entièrement importé.

Pour le CMCM, ces constats confirment l’urgence de repenser la filière dans son ensemble. En 2025, le CMCM a participé activement à une vaste concertation sectorielle, aux côtés d’Écofaune boréale, du CSMO Textile et de nombreux acteur·rice·s du milieu : abattoirs, trappeur·euse·s, artisan·e·s, chercheur·euse·s et communautés. Cette démarche collective mènera à la publication d’un mémoire en 2026, ainsi qu’à un grand rassemblement du secteur.

Les articles de La Presse illustrent trois piliers essentiels de cette relance. D’abord, la valorisation de l’animal dans son ensemble, comme le démontre l’exemple de producteurs cherchant à transformer localement la peau plutôt que de la jeter. Ensuite, le rôle clé de la recherche et du tannage écoresponsable, notamment végétal, pour bâtir une économie circulaire viable. Enfin, et surtout, la formation de la relèveincarnée par la création de la première tannerie commerciale autochtone au Canada, la Tannerie Pekuakami, et la transmission conjointe de savoirs traditionnels et contemporains.

Comme l’a rappelé récemment Alessandro Zannoni, un maître designer italien récemment invité au CMCM, la vitalité d’un secteur cuir repose sur la présence de tanneries locales, de fournisseurs spécialisés et de formations solides. Le retour de la tannerie au Québec ouvrirait la voie à une nouvelle économie circulaire, créatrice d’emplois et porteuse de sens.

Ces articles sont donc cruciaux. Ils contribuent à faire évoluer les perceptions du public et, espérons-le, à susciter un engagement politique à la hauteur des enjeux.

Former, transmettre et valoriser nos ressources locales, c’est préserver un patrimoine vivant tout en construisant l’avenir des métiers du cuir au Québec.

Noémie Marchand remporte le prix visuel au SMAQ

Le Centre des métiers du cuir de Montréal tient à féliciter chaleureusement Noémie Marchand, diplômée du CMCM en 2023 en technique de métiers d’art, spécialisation maroquinerie, qui a récemment remporté le prix visuel loft 2025 au SMAQ, une distinction offerte par le Conseil des métiers d’art du Québec

Issue des arts visuels, Noémie développe une pratique où l’art et l’artisanat se rencontrent avec sensibilité, précision et audace. À travers sa marque Mino Maroquinerie, elle propose un univers singulier, ancré dans la matière, le détail et une approche réfléchie du design. Son parcours se distingue déjà par deux prix d’excellence en gainerie, ainsi que par des projets exposés dans des lieux reconnus du milieu culturel.

En plus de sa formation en maroquinerie au CMCM, elle a poursuivi plusieurs formations de perfectionnement, ici et en Europe, affirmant une démarche rigoureuse et résolument tournée vers l’exploration.

Nous vous invitons à visiter son stand (#401.10 ) et à aller à la rencontre du travail d’une créatrice prometteuse, déjà bien ancrée dans le milieu des métiers d’art. Nous lui adressons nos félicitations pour cette reconnaissance bien méritée.

Bravo, Noémie !

 

Marie Petit finaliste du Prix François-Houdé 2025 : une édition marquée par l’excellence

Le jeudi 4 décembre dernier, la communauté des métiers d’art s’est rassemblée pour célébrer le talent et l’innovation lors de la remise du Prix François-Houdé 2025, une distinction offerte par la Ville de Montréal et le Conseil des métiers d’art du Québec. Ce prix met en lumière l’excellence qui se démarque par la maîtrise de la matière, l’audace et la rigueur technique.

Cette année, le prix a été remis à la céramiste Mireille Gagnon, dont le travail sensible et raffiné a retenu l’attention du jury. Nous lui adressons nos félicitations pour cette reconnaissance bien méritée.

Le CMCM tient également à souligner avec fierté la nomination de Marie Petit, maroquinière et enseignante chez nous, parmi les finalistes de cette édition. Sa démarche, portée par une exploration fine du cuir et une maîtrise exemplaire du geste, reflète toute la richesse et la sensibilité de la maroquinerie contemporaine. Finaliste de ce prix prestigieux, elle voit ainsi son travail reconnu par le milieu professionnel, une distinction qui témoigne de la qualité et de la portée de sa pratique.

Les œuvres des finalistes, dont celle de Marie Petit, seront présentées au Salon des métiers d’art du Québec, du 11 au 21 décembre 2025 au Palais des congrès de Montréal. Une occasion exceptionnelle de découvrir la richesse des pratiques émergentes, de rencontrer les artistes et de plonger au cœur de la création québécoise actuelle.

Nous invitons notre communauté à aller admirer ces réalisations inspirantes et à soutenir les créateur·trice·s qui façonnent l’avenir des métiers d’art.